Lors d’une soirée au labo photo que je fréquente, nous avons fait des tirages au vinéol. Ce révélateur se base sur les mêmes principes que le caffénol, à l’exception qu’il utilise du vin rouge au lieu du café. Évidemment, le résultat attendu est différent, et si j’ai utilisé le caffénol exclusivement pour révéler des films, l’expérience me paraissais amusante.

Dans la théorie, le temps de révélation est à peu près identique à un révélateur classique. Dans la pratique, il est nécessaire de surveiller le développement pour s’assurer qu’on arrive à un résultat convenable. Par ailleurs, pour assurer une bonne uniformité, il est important de bien remuer le bain tout le long de la révélation. Autre point important, et je ne sais pas si ça le fait systématiquement, mais en tout cas, avec le vin utilisé (dont je n’ai pas conservé la cuvée) et le papier soumis à l’exercice, du Foma 111, les pinces (ou les doigts) marquent le papier.

Il est donc impératif de toucher le papier le moins possible pendant le processus. Donc, en le manipulant par les bords, et an ayant des marges plus grandes qu’à l’accoutumée.

Pour le bain d’arrêt et le fixateur, ce sont les mêmes produits et les mêmes temps utilisés que lors d’un tirage classique.

En tout cas, le procédé m’a plu, et le rendu est agréable. Le tirage présente des défauts de révélation, mais rien de catastrophique. Ici, le négatif utilisé est issu d’un film FP4+ exposé dans un Super Ikonta 531 hors d’âge qui présente de nombreux défauts, qui lui donne un charme fou.

Pour la série que je suis en train de réaliser avec cet appareil, sur les voyages en train, cela me parait en tout un bon révélateur, car aux défauts du film s’ajoutent les défauts du révélateur, pour donner un résultat imparfait, mais vraiment agréable.

Et puis… l’ivresse du voyage se conjugue plutôt bien avec le thème choisi.