De mon voyage au Japon en octobre 2018, j’ai finalement rapporté peu de photos. Pour être plus précis, j’en ai ramené peu en argentique. Et beaucoup trop en numérique. Un seul film réalisé avec le Spinner 360, six autres avec mon Canon EOS. Ce qui fait peu pour un pays aussi riche, à tout point de vue, architectural, sociétal, religieux, politique, industriel. Les rues sont grouillantes d’une foule toujours en mouvement, grouillantes de petits détails qui attirent l’oeil.

Je ne sais pas si c’était un manque de motivation ou d’inspiration, mais il en est ainsi. Alors qu’en numérique, j’étais beaucoup plus à l’aise et plus prompt à dégainer mon appareil. A l’inverse, l’an dernier, aux Canaries, alors que les paysages se seraient plutôt prêtés à la couleur, j’ai fait une vingtaine de films N&B.

En tout cas, je commence seulement à me pencher sur ma production argentique, et j’avoue que je trouve peu de photos satisfaisantes pour l’instant, mais comme à mon accoutumée, j’ai pioché au hasard. Mais c’est peut être le témoignage de mon manque de conviction.

Avec ma fille, nous sommes allés manger deux fois dans un restaurant du quartier d’Harajuku spécialisé dans les gyozas. J’en avais lu beaucoup de bien dans plusieurs guides touristiques, et ma fille étant une grande amatrice des gyozas, ce lieu nous avait paru plutôt idéal pour nous. Assis au comptoir, comme dans de nombreux restaurants japonais, on peut y déguster ces fameuses raviolis, devant le balai du personnel, qui se démène pour servir au plus vite (et à moindre coût) les clients de passage (rapide) dans un espace aussi exigu que la cuisine d’un studio parisien.

La seconde fois, j’ai sorti mon appareil argentique et malgré les mauvaises conditions de lumière et une Tri-X exposé à 400ISO, j’ai tenté ma chance au 1/60. J’ai pris quelques photos seulement, et la chance m’a souri, car plusieurs me plaisent beaucoup, et témoignent bien de l’ambiance qu’il régnait dans ce petit restaurant. Où nous nous sommes régalés pour une poignée d’euros.

Voici la première que j’ai tiré.