En 2004, lorsque ma compagne et moi choisissons un lieu de villégiature pour l’été, nous nous décidons pour l’Islande.

Pourquoi ce choix ?

Je ne me souviens pas, mais à l’époque, même si la destination est encore peu connue et peu prisée, nous avons plusieurs connaissances qui y sont allées les années précédentes, et cette destination s’impose à nous. Et puis, surtout, nous n’avions aucune envie d’aller aux Seychelles pas plus qu’aux Maldives, destinations préférées des jeunes mariés en quête d’exotisme. Au contraire, au lieu de faire dans le banal et classique, nous optons pour un exotisme plus extrême en nous décidant pour cette destination, et en choisissant chez un opérateur spécialisé un séjour intitulé Pistes des Hautes Terres.

Nous avons fait notre choix auprès de l’agence Comptoir d’Islande (devenue depuis Comptoir des Voyages) tout simplement parce que les années précédentes, nous avons bénéficié de leurs services pour des séjours au Québec, et que nous en étions parfaitement contents. Par ailleurs, à une époque où internet était loin d’être aussi développé et utilisé dans la vie de tous les jours, il était bien plus commode de passer par une agence que de tenter de trouver les hébergements, location de voiture et billets d’avion sur internet. Enfin, l’accompagnement réalisé par l’agence, avec un conseiller attitré, était très chaleureux et bienveillant, et correspondait bien à nos attentes d’organisation.

Plusieurs propositions de séjour nous avaient été faites, et si je n’ai pas retenu l’ensemble des différents séjours, pour deux semaines, notre choix s’est porté sur un circuit qui permettait à la fois de voir les grandes « attractions » (le Cercle d’Or, Jökulsárlón, le Blue Lagoon entre autres) et de sortir des sentiers battus, en explorant les pistes intérieures du pays ouvertes uniquement en été, et annonciatrices d’agréables découvertes en perspectives. Nous avions même envisagé un saut au Groenland quelques jours de plus, mais le surcoût était exorbitant, nous avons donc fait l’impasse sur cette option.

Donner des tarifs, des coûts n’aurait aucun sens, depuis 2004, tout ou presque a changé, à part la beauté des lieux que nous avons visités. C’est ici ce que je vais vous narrer, et je ne m’attarderai pas sur l’organisation et les prix. L’Islande est un pays très onéreux à tout point de vue, qu’il s’agisse de l’hébergement, du transport ou de l’alimentation. A titre d’anecdotes, une pizza coûtait à Reykjavík la bagatelle de 25€ et nous avons pu déjeuner dans le restaurant considéré le moins cher d’Islande à l’époque, et situé à Akureyri, avec un menu entrée-plat-dessert pour 30€ pour des plats très basiques.

Au programme, une boucle à parcourir en 14 journées, au départ de Reykjavík.

Au cours du séjour, nous avons réalisé quelques ajustements, ma compagne attendant un heureux évènement, on se rend compte que certains trajets sont particulièrement éprouvants, et pas forcément des plus recommandés. Aussi, après la F35, où nous constatons que les pistes peuvent être très difficiles, nous éviterons le passage par la F26 au départ d’Akureyri et ferons l’impasse sur la visite d’Askja, qui nous mettait pourtant l’eau à la bouche, mais qui comptait 12 bonnes heures de route sur des pistes cahoteuses. Nous conserverons néanmoins le Landmannalaugar, la piste étant a priori moins aventureuse, car annoncée comme « sablonneuse » et donc plus facile, mais comme je le narrerai, il nous arriva le seul incident du séjour.

Au final, nous sommes quand même restés assez proche de notre parcours initial, qui a pris la forme suivante :

Parcours islandais, juillet 2004

A l’époque, j’ai pris de nombreuses notes, et j’avais avec moi, étant loin d’être un professionnel de la photographie, deux appareils photos :

  • un compact APS : Olympus iZoom 75, acheté à l’été 2001, qui m’aura bien servi au Québec et plus encore en Islande lors de ce voyage
  • un compact numérique : Canon DIGITAL IXUS 330, acheté fin 2002 en vue d’un week-end au Portugal, essentiellement pour servir de bloc-notes

Je ne m’intéressais pas encore à la photographie comme aujourd’hui, je voyais ça comme un lointain loisir. Je me servais surtout de l’APS pour me ramener des souvenirs de vacances, et du numérique comme d’un bloc-notes quotidien. Autant le numérique, avec le recul, était d’une qualité assez pauvre, autant l’APS, malgré mon attrait d’aujourd’hui pour les grands formats, m’a toujours plu, à la fois pour la qualité (assurément un cran en dessous du format 135, dont il est issu, car avec une taille de négatif inférieure) mais aussi son rendu, souvent critiqué, mais que je trouve toujours particulière, surtout numérisé, avec un grain très prononcé que j’aime beaucoup.

Les descriptions de chaque journée sont tirées de mes notes de l’époque, réarrangées des souvenirs que j’ai conservés, agrémentées des photos numérisées par mes soins avec un scanner Canon CanoScan FS4000US, qui pouvait numériser les formats 135 et APS avec une simplicité déconcertante.

Bonne lecture !