Je ne sais pas si c’est parce que je m’intéresse aux déchets dans Paris que je vois des déchets partout, ou si c’est plus simplement qu’il y a de plus en plus de déchets partout. Pourtant, il y a des endroits qu’on pourrait croire à l’abri, parce qu’ils sont plus éloignés, qu’ils sont plus difficiles d’accès. C’est le cas de la Forêt de Fontainebleau, qui sans pour autant être totalement isolée, car une foule importante s’y presse dès le retour du beau temps, mais encore plus avec le déconfinement de la population française. Néanmoins, cela parait incongrue d’imaginer qu’on pourrait toute sorte de déchets. Mais non, rien n’arrête le porc moyen, prêt à montrer sa capacité à ne pas respecter l’autre. L’autre, dans toutes les acceptations du terme, l’autre, qu’il soit l’individu, l’animal, le lieu.

Pourtant, en bord d’un chemin, trônait ce sac de « junk food ». À chaque fois que j’assiste à ce désolant spectacle, je me demande toujours pourquoi le propriétaire temporaire dudit sac n’a pas remporté son sac après utilisation, d’autant, qu’en général, ledit sac est bien plus léger qu’à l’aller. Faut-il croire que l’impact de cette junk food rend le niveau intellectuel du porteur plus léger ? Ou que son cerveau est proche d’un état végétatif le rendant incapable de discernement ? Ou qu’il se trouve dans l’incapacité totale d’une quelconque empathie pour son prochain, pour l’autre tout simplement ?

En tout cas, sans aucun doute, cela me laisse dubitatif.